Dany se remémore les faits qui l’ont conduit à passer à l’action. Cela fait bientôt 10 ans qu’elle reçoit des courriers et appels venant de promoteurs immobiliers voulant la convaincre de vendre son terrain. Mais pour elle, pas question de détruire ce qu’elle a construit depuis son arrivée en 1975.
Devant la maison, trône un gigantesque hortensia « Celui-là, il était chez la grand-mère de mon mari dans la Sarthe. Donc je le promène avec moi depuis les années 70 » m’explique la retraitée. Quelques allées plus loin, un grand cèdre s’élance dans le ciel, lui aussi planté il y a une vingtaine d’années.
Préserver son paradis
Le jardin est un véritable labyrinthe où les arbres, massifs et fleurs se côtoient dans un fouillis de couleurs et de camaïeu de vert. Dany énumère les souvenirs de son coin de paradis qu’elle a planté et bichonné pendant des décennies. Donc lorsqu’elle commence à recevoir les premiers courriers, elle se met à paniquer. « Mon fils habite Lyon, et ça ne l’intéresse pas de garder cette maison, car ce n’est pas celle de son enfance ».

Dany parcourt les allées de son jardin. @PaulineBenAli
La nonagénaire se dit qu’il va forcément vendre lorsqu’elle ne sera plus là. S’ensuit alors une recherche pour essayer d’éviter le pire. Jusqu’au jour où elle tombe sur le système proposé par l’association Agir pour l’Environnement.
L'ORE, la bouée de sauvetage
La campagne de financement de l’ORE est lancée en 2021 et fait un véritable carton, permettant à Dany de passer chez le notaire pour signer l’acte juridiquement contraignant.


