Désormais, les éleveurs peuvent tirer sur un loup grâce à une simple déclaration en préfecture et même si leur troupeau n'est pas protégé. L'arrêté publié par le gouvernement le 24 février dernier prévoit également d'augmenter le taux de prélèvement de 19 à 21%, voire 23% si le taux est atteint avant la fin de l'année.
Des mesures qui passent mal auprès de la communauté scientifique estimant qu'une population génétiquement viable devrait au moins atteindre les 2500 individus. Or fin 2025, la population de loups en France était estimée à 1100 loups maximum.
Le gouvernement justifie cette prise de position très orientée vers la "régulation" par la pression de plus en plus forte exercée par l'espèce sur les élevages. En 2025, le nombre d’animaux victimes d'attaques de loups aurait augmenté de 15,1 %, soit 12 927 bêtes, principalement des ovins selon les chiffres du Ministère de l'Agriculture, cette pression pouvant grimper jusqu'à 27% dans les zones où les troupeaux sont moins bien protégés.
Si l'on zoome sur la Nouvelle-Aquitaine, pratiquement tous les départements sont désormais concernés par la recolonisation de l'espèce.
- Mais qu'en est-il de la menace réelle que ce prédateur fait peser sur les élevages ?
- Comment fonctionne une meute ?
- Quelle efficacité ont les mesures de protection des troupeaux ?


