L’un de leur dernier modèle, baptisé Ulive, veut cocher toutes les cases de la sobriété technologique : vitesse maximale de 90 km/h, autonomie de 150 km, 2 à 4 places, pour un poids total de 400 kg. « L’idée, c’est de faire mieux avec moins », résume Frédéric Mourier, cofondateur, en présentant le premier prototype garé dans les locaux de l’entreprise à Périgny.
Contre le non-sens du "toujours plus"
Électrique, solaire, économe, minimaliste, fabriquée en France… Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier cette micro voiture au look étrange. Mais au-delà du produit, Avatar Mobilités entend surtout répondre à un vrai problème : l’absurdité du modèle automobile actuel. « Utiliser un véhicule de 1, 2 ou même 3 tonnes pour certains véhicules électriques, c’est un non-sens absolu », dénonce Frédéric Mourier.
« Sur le modèle Ulive, on utilise 40 % de PPE recyclé »
D’autant que 40 à 50% de l’empreinte environnementale d’une voiture électrique provient de sa fabrication dans un pays comme la France où l’électricité est majoritairement décarbonée. Une donnée qui oriente fortement les choix de conception chez Avatar Mobilités.
Une vision circulaire
L’écoconception est la boussole de l’entreprise. « Un véhicule écoconçu, c’est d’abord un véhicule qui utilise peu de matériaux, facilement recyclables, mais surtout facilement réparables », explique Carmen Blanchard, responsable des opérations. C’est pourquoi la structure repose sur un châssis en acier — plus facile à souder partout dans le monde — plutôt qu’en aluminium.
Le revêtement extérieur, quant à lui, est en polypropylène expansé (PPE), une matière plastique légère, déjà bien intégrée dans les filières de recyclage. « Sur le modèle Ulive, on utilise 40 % de PPE recyclé », précise-t-elle.



