Que ce soient les tourbières du Limousin, les plaines alluviales autour des cours d'eau, le marais Poitevin, ou encore le marais d'Orx, la Nouvelle-Aquitaine est historiquement très humide. Aujourd'hui, malgré les politiques d'assainissement successives menées depuis des siècles, elle en comptabilise encore 300 000 hectares.
Ces milieux ont toujours pâti d'une mauvaise réputation jusqu'à leur réhabilitation dans les années 60 à 70, notamment grâce à la création de la Convention de Ramsar en 1971. Malgré cette protection et une meilleure connaissance de ces écosystèmes, leur préservation reste encore un défi lorsque des enjeux économiques ne sont pas loin.
"Quand une forêt brûle, elle balance 75% de son carbone dans l'atmosphère alors qu'une zone humide stocke tout dans les sols".
Pourtant elles sont multifonctions : puits de carbone, stations d’épuration, gros spots de biodiversité, elles réduisent même le risque inondation. Selon certaines études, elles stockeraient à elles seules 20 à 30 % du carbone des sols mondiaux.


